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Africités 2012 à Dakar : Nouakchott, méconnue à l’intérieur reconnue à l’extérieur !

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Dimanche, 30 Décembre 2012 11:41

 

A l'issue des travaux d'africités qui se sont déroulés du 4 au 8 décembre à Dakar la capitale mauritanienne a été très largement honorée. 

Ainsi le Président de la Communauté urbaine de Nouakchott, Ahmed Hamzaa été élu par ses pairs vice-président de"cités et gouvernements locaux unis d’Afrique" (CGLUA) tandisque la maire deTevragh zeina, Fatimetou Mint Abdel Malick a été élue présidente du réseau des femmes élus africaines. 

Ce sixième sommet d’Africités, qui a réuni à Dakar 5000 élus locaux venus de toute l’Afrique, a été l’occasion de permettre aux participants de discuter grands enjeux du continent (la guerre au Mali, les migrations, la démocratisation et la crise économique). Cette rencontre a été aussi une sorte de brain storming où les dirigeants des municipalités ont pu partager leurs préoccupations et leurs expériences de terrain, ...

...un vaste salon où l’on discute dans les couloirs et qui plus est agrémenté de rencontres privées, un marché, et d’une expo, d’où l’on repart avec plein d’idées nouvelles à mettre en œuvre dans les cites africaines.



Applaudi par ses collègues, le maire de Dakar Khalifa Sall s’est montré catégorique : « dans une ville, il y des règles à respecter. Nous ne sommes plus dans un « grand village africain », mais dans un monde où il y a des codes, où les habitants doivent accepter de payer pour l’eau, pour l’électricité, où l’on ne peut pas construire n’importe où et n’importe comment. »Sa collègue, la maire de Monrovia, reprend : « il y a une majorité de jeunes dans nos villes. 

Moi, je leur enseigne la propreté, comme on le faisait au village. Je leur explique l’importance de l’hygiène, je leur dis que nous n’avons pas besoin des Blancs pour savoir cela. Et j’ajoute que les contrevenants auront des amendes et que, s’ils refusent de les payer, ils iront en prison. Mon idéal est simple : Monrovia doit devenir aussi propre queKigali »


Comment créer des espaces publics ? Comment empêcher les gens de s’installer dans les zones inhabitables ? Comment créer des emplois pour les jeunes ? Comment persuader le gouvernement central d’attribuer aux pouvoirs locaux des moyens suffisants et comment, le cas échéant, dégager sur place les moyens d’une action planifiée ? Comment créer un cadre de vie agréable ? Durant ces jours, les élus locaux ont débattu de ces questions et de bien d’autres, démontrant le dynamisme de cette Afrique de la base, bien souvent ignorée de ceux qui se contentent de visiter les palais présidentiels. 

Jean-Pierre Elong Mbassi, cheville ouvrière d’Africités et secrétaire général du CGLUA(Cités et gouvernements locaux unis) se réjouit du succès de cette cinquième rencontre du mouvement municipaliste africain : « la colonisation a mené au dépeçage de l’Afrique, à la création d’Etats nations aux frontières inviolables, mais qui sont demeurés fragiles. La construction de l’Afrique par le haut, au départ des Etats, a bien souvent échoué, les frontières ont artificiellement séparé des peuples et des communautés. Par contre, l’Afrique, au départ des territoires, des pouvoirs locaux, se reconstruit, elle redécouvre la richesse de sa diversité. 

La décentralisation est la clé du mouvement. Plus proches de leurs administrés, les pouvoirs locaux sont amenés à être les premiers acteurs du développement… »
Tous en conviennent désormais : la croissance des villes africaines est loin d’être terminée, la génération des « primo arrivants » qui venait tout droit du village cède la place à des jeunes de plus en plus formés, dynamiques, exigeants. C’est une bombe, et aussi un défi. Les institutions internationales avaient tout simplement oublié les villes dans leurs agendas de développement ! Désormais, cette réalité est incontournable… »

Le maire de Dakar entend bien brûler le calendrier fixé par ces mêmes institutions : « ce premier demi siècle d’indépendance a été marqué par trois décennies d’aide au développement, suivies par deux décennies d’ajustement structurel. Nous en sommes maintenant aux programmes dits de « réduction de la pauvreté »… Nous, c’est de la richesse que nous voulons créer, et nous en avons les moyens ; nos villes, ce sont aussi des marchés, nous pouvons lever des capitaux pour financer notre développement… »

Au salon « Africités » où le nombre et la qualité des exposants démontraient combien les pouvoirs locaux africains sont aussi des clients à séduire : ils ont besoin de feux de signalisation, de pavages, de mobilier urbain, de systèmes d’adduction d’eau et de canalisations, de panneaux solaires. 

Signe des temps, ici aussi la concurrence s’annonce rude : à côté des partenaires traditionnels, les agences de l’ONU, les ONG et quelques coopérations européennes, de nouveaux intervenants ont déboulé sur le marché, les Chinois, mais aussi les Turcs, les Brésiliens, tous invités d’honneur, moins présents cependant que le Maroc, champion de la décentralisation, et qui partage volontiers son savoir faire et ses moyens avec les pays duSud du Sahara.

Bien entendu les élus mauritaniens ont été très présents et ont activement participé à tous les débats et tous les ateliers Rappelons que la Mauritanie était représentée par une importante délégation d’une cinquantaine de maire conduite par Monsieur Ahmed Ould Hamza président de la CUN et Président de l’Association des Maire de Mauritanie.

BC

 

Source le quotidien de Nouakchott

 
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