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Rosso : Les élus du Trarza et du Brakna à l’école de l’ITIE -

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Dimanche, 27 Mai 2012 12:28

 

Le comité national ITIE, en partenariat avec la GIZ et la Banque mondiale, a organise à Rosso, du 26 au 27 mai au un séminaire d’information et de formation sur les industries extractives à l’intention d’élus et membres de la société civile du Trarza et du Brakna.

Le premier objectif de ce séminaire est «de porter à la connaissance des élus et de la société civile ce qui se passe réellement en Mauritanie en matière de transparences des industries extractives. »

L’ouverture du séminaire a eu lieu en présence du secrétaire général du ministère du pétrole, du wali du Trarza, du Hakem et du maire de Rosso, du président du comité national ITIE, Sidi Ould Zein, des représentants de la GIZ et de la Banque mondiale et des sociétés minières opérant en Mauritanie.

Après le discours du secrétaire général du ministère du pétrole, le mot de bienvenue du maire de Rosso, de la coopération allemande, GIZAhmed Lefghih a noté que « l’idée de base de l’ITIE, a savoir la transparence dans la gestion des revenus des industries extractives, recoupe parfaitement » certains domaines d’intervention de la coopération allemande enMauritanie.

La représentante de la Banque mondialNéné Kane à, elle, noté que « la transparence des industries extractives et l’exigence de bonne gouvernance constituent des priorités pour son institution. » Elle a également « félicité le gouvernement mauritanien, la société civile, les compagnies extractives et toutes les parties prenantes pour les efforts qui ont conduit laMauritanie à la conformité ITIE depuis mi janvier 2012. »

La Mauritanie a été en effet déclarée « pays conforme à la norme ITIE» (initiative pour la transparence dans les industries extractives). L’ITIE « c’est la norme internationale qui garantit l’obligation de rendre des comptes et la transparence des revenus du secteur extractif d’un pays.» Pendant la première journée du séminaire de Rosso, les participants ont suivi, entre autres communication, « le secteur pétrolier en Mauritanie, le cadre légal et réglementaire du secteur minier et une présentation de la société Tasiast. »



En mars dernier, le comité national ITIE avait organisé un autre séminaire d’information et de formation sur les industries extractives à l’intention d’élus et membres de la société civile duGuidilmagha et du Gorgol. En marge de ce séminaire organisé à Kaédi, nous avions rencontré Me Mine Oud Abdoulah, président de la Coalition mauritanienne publiez ce que vous payez (CPCQVP). Entretien.

Cridem : Pouvez-vous nous faire la différence entre le Comité national ITIE et la CPCQVP ?

D’abord, c’est une revendication de la CQVP qui a permis la naissance de l’ITIE. En d’autres termes, c’est une revendication de la société civile a travers la coalition PCQVP qui a amené les États a accepter, avec le concours de la Banque mondiale, de créer l’ITIE. L’ITIE est chargé de s’assurer de l’exactitude des montants payés par les sociétés minières aux États concernés, de s’assurer, à travers une publication, que ces États ont bien perçu ces montants. Ça, c’est le travail de l’ITIE. 

Au-delà de cet aspect financier, la Coalition PCQVP, elle, est préoccupée par les problèmes des droits des travailleurs, des droits des communautés, les problèmes de l’environnement. La coalition entend exercer le maximum de pressions à travers un plaidoyer pour amener les sociétés minières a respecter la législation du travail, elle exerce les mêmes pressions pour amener ces sociétés minières a faire de telle sorte que les villes proches, ou celles au sein des quelle sont installé les infrastructures d’extraction puissent bénéficier des retombées de ces extractions.

Notre préoccupation, c’est aussi l’environnement. Nous sommes en effet conscients qu’à l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays, les sociétés minières ne sont pas très respectueuses de l’environnement. En tant que Coalition, nous entendons dénoncer les comportements que je qualifie d’irresponsable, des sociétés minières. Nous nous attelons a pousser ces sociétés à se préoccuper du devenir des pays dans lesquels elles sont installées.

Nous sommes conscients de l’importance des investissements, nous savons qu’il faut des sociétés pour exploiter les mines, mais, a juste raison, nous sommes aussi préoccupés par les résultats, les conséquences de cette exploitation.

Cridem : Quel rôle la société civile mauritanienne a joué pour la validation de la Mauritanie, entant que pays conforme aux normes ITIE ?

La société civile en tant que membre du Comité ITIE a joué un rôle dans l’élaboration des rapports. Elle a joué aussi un rôle de sensibilisation. Elle a joué un rôle fondamental dans cette validation dans la mesure où son point de vue a été déterminant à Djakarta ou avait été accepté le principe de la validation de la Mauritanie. Il a fallu, pour la validation, que la société civile mauritanienne, en particulier la CPCQVP donne son avis.

Dans le système de l’ITIE international, le point de vue de la société civile est d’une importance capitale. Une validation ne peut être obtenue sans l’implication, sans la participation effective des CPCQVP et de la société civile d’une manière générale

Cridem : Pour les perspectives, il est demandé par certain un élargissement du processus ITIE au secteur de la pêche ?

La société civile mauritanienne a été l’une des premières à proposer que la pêche soit intégrée comme élément entre les mains de l’ITIE. C’est une revendication de la société civile mauritanienne car on considère que la pêche, vu son importance dans l’économie du pays, est objet d’une exploitation outrancière de la part de sociétés internationale. Nous avons demandé, pour plus de transparence, l’intégration de ce secteur au processus ITIE

Cridem : Au-delà de la publication des recettes tirées des industries extractives, que faites-vous. La destination de ces recettes vous préoccupe-t-elle.

C’est aussi une de nos grandes revendications. Nous n’entendons pas nous limiter a la publication de ce qui est perçu. Nous demandons un éclairage de l’opinion sur l’utilisation de ces recettes de l’État versé par les sociétés minières. Notre souhait aussi est que ces recettes soient destinées aux projets de développement durable.

Khalilou Diagana
Rédaction Cridem

 
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